Les membres du groupe XG pour leur comeback NEW DNA.
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New DNA de XG : expérimentation et science-fiction

Dire que leur premier mini-album était attendu serait un euphémisme. Après deux ans de single, XG dévoilent leur premier mini-album de 6 titres : NEW DNA. Le concept promet beaucoup d’originalité : les membres incarnent une nouvelle espèce d’humaines, améliorée et sans aucune limite. Les visuels rappellent des brins d’ADN et la division de cellules. Trois chansons avaient déjà été dévoilées dès cet été : “GIRL GVNG”, “NEW DANCE” et “TGIF”. Cela nous laisse donc trois morceaux inédits à découvrir dès maintenant !

B-SIDE : HESONOO

Nous commençons le voyage dans cette introduction instrumentale, si ce n’est pour les voix robotiques qui résonnent. Elles annoncent le commencement d’une phase orbitale, et la détection de 7 formes de vie. Le titre signifie “cordon ombilical” en japonais, en adéquation avec la thématique génétique et évolution de l’album. C’est très cinématographique !

L’effet est parfait : on se croirait dans un cockpit, prêts à faire une découverte incroyable. Cela fait très bien monter la tension et dans le même temps, les attentes sur cet album ! 

B-SIDE : X-GENE

L’enchaînement avec l’intro est parfait sur le rap de Jurin, puissant, suivant par la précision de Cocona. Harvey et Maya suivent, surfant sur les percussions. L’instrumentale est très rapide, avec une inspiration clairement drill ou jersey club. Ce style leur va très bien! On revient ensuite sur une partie chantée par les vocalistes du groupe. 

La voix robotique revient à la fin du morceau, comme un fil rouge, et on se surprend à déjà enchaîner. Avec une durée de seulement 1:25, la chanson passe beaucoup trop vite.

PRE-RELEASE : GRL GVNG

Une alarme retentit, et nous voilà embarqués dans une chanson encore très hip-hop. Les influences sont ici plutôt trap et permettent une variété de flow selon les couplets et les membres. Les paroles célèbrent la confiance en elle et la maîtrise des membres, dans un pur style egotrip

Les visuels du clip (plus court que la chanson entière) avaient ébloui dès la sortie : utilisation ingénieuse de l’intelligence artificielle, montage impeccable, costumes très futuristes. Le groupe prouvait ainsi son statut avant-gardiste dans le monde pourtant très concurrentiel de la pop internationale. 

Cette chanson introduisant un “female empire” des membres de XG s’impose donc comme l’une des plus marquantes de l’album. Le flow est obsédant et mémorable, et chaque membre montre l’étendue de ses talents en chant, en rap ou les deux !

PRE-RELEASE : TGIF

Cette fois l’album nous emmène autre part : la chanson “TGIF” (pour Thank God I’m Fly) est inspirée du genre de la deep house, et se place comme sérieuse concurrente sur les dancefloors. On la verrait même bien dans une compétition ballroom ! 

On commence in medias res avec la partie d’Harvey, ce qui peut être déroutant, mais est assurément très original ! Les paroles se placent encore une fois sur le spectre de l’egotrip, mais d’une manière un peu plus second degré. En témoigne la killing part d’Harvey et Hinata : “you call it cocky, I call it true!”. Le refrain se fait minimaliste, laissant toute la place à une chorégraphie impertinente et exubérante. 

Justement, le clip est aussi une petite merveille de montage et d’originalité, avec des visuels forts et colorés. Entre les plans de danse impeccables, on aperçoit des références à l’évolution et aux mutations, pour faire écho au thème de l’album. 

C’est une réussite pour cette chanson, fun, dansante et mémorable ! Mention spéciale au rap du deuxième couplet de Maya, qui a même connu une certaine viralité sur les réseaux.

PRE-RELEASE : NEW DANCE

Sans transition, nous passons de dancefloors futuristes à un son estival parfait pour danser sur une plage. La vibe est radicalement différente, complètement pop et oscillant quelque part entre les années 90 et le début des années 2010 (à Ibiza, sûrement!). 

Les paroles sont beaucoup plus naïves, encourageant  toujours la confiance en soi. La répétition du “new dance, new dance” sur les refrains est un peu lassante, tout comme l’omniprésence du riff de guitare acoustique. Heureusement, les différents registres et flows des membres parviennent à maintenir l’intérêt. 

Le clip célèbre aussi l’été, apportant une touche de frais et de cool. Cependant, on a du mal à voir la cohérence de la chanson avec le reste du mini-album, bien loin des thèmes futuristes et de science-fiction. 

TITLE TRACK : PUPPET SHOW

Il est enfin temps de découvrir la title track de cet album, et la conclusion de ce voyage dans l’espace et l’évolution. Avec une instrumentale électro qui groove sur les couplets, les membres chantent leur besoin d’être prises aux sérieux par un homme. Mixant les thèmes féministes d’empowerment et de critique du patriarcat, le groupe propose ensuite un exercice d’imagination : et si les femmes prenaient le contrôle, et si on inversait les rôles ? 

Le “puppet show” est en fait leur laboratoire pour réaliser leurs rêves et être plus en maîtrise de leurs vies. Le clip, présentant moins de chorégraphies et monté à une cadence moins rapide que d’habitude, montre un monde de science-fiction peuplé de créatures étranges, sous la poupe des membres de XG. L’occasion pour l’histoire de se développer, dans le même sens que les paroles. 

L’egotrip omniprésent dans tout l’album prend ici tout un sens féministe, approfondissant le message. Les influences hip-hop, trap, jersey club se mélangent très bien, dans un rythme sautillant. Le refrain est peut-être un peu moins fort dans sa production que les couplets, mais reste quand même en tête grâce aux talents vocaux des membres.

VERDICT

Après une première exploration, l’album du groupe japonais se révèle plus profond qu’attendu. En étendant les influences musicales, en expérimentant différents sons mais en restant très accessibles, XG s’impose vraiment comme un groupe à suivre. La cohérence thématique de New DNA est remarquable, notamment sur les paroles. On regrettera simplement que le thème de science-fiction ne soit pas parfaitement tenu sur toutes les chansons, et la durée trop courte de l’album (moins de 15 min pour 6 chansons). On attend la suite de pied ferme !

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